GODARD-SCOPE

Mercredi 20 février : la salle numéro 1 de la cinémathèque de Tel Aviv était bien pleine, hier soir, pour la projection d’un document (« ni film, ni documentaire ») d’Alain Fleischer, Morceaux de conversations avec Jean-Luc Godard, à l’occasion de sa venue en Israël pour présenter l’école du Fresnoy qu’il dirige depuis sa création il y a une dizaine d’années. A travers ses rencontres avec divers interlocuteurs, Jean-Luc Godard développe une réflexion sur l’Histoire, la politique, le cinéma, l’image et le temps, qui l’a conduit à s’exposer comme artiste au Centre Pompidou en 2006.

Godard

Egratignant avec un plaisir non dissimulé les productions et réflexions de ses contemporains, habile manieur de polémiques, critique acerbe et cynique, Godard n’a pas changé depuis le temps où il était le chef de file de la Nouvelle Vague. Le cinéma doit remplir selon lui une fonction de résistance, donner à voir au spectateur l’invisible, c’est-à-dire tout ce que l’on ne peut voir qu’à travers l’œil de la caméra. Entre le microscope par lequel on peut observer l’infiniment petit, nous explique Godard, et le télescope qui nous permet d’apercevoir l’infiniment grand, le camé-scope explore l’infiniment moyen, c’est-à-dire le monde des hommes et les infinies possibilités de le présenter. A la sortie de la salle, les discussions se sont prolongées entre Alain Fleischer et des spectateurs séduits et interpellés.

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